« Pourquoi tu restes? Pourquoi tu pars? Pourquoi tu ne fais pas ci? Pourquoi tu ne fais pas ça? » Les femmes occupent la place qu’on leur demande d’occuper, vivent dans le moule préfabriqué pour elles. Of course, everything is not black and white. Les choses ont beaucoup évolué ces derniers siècles, mais on n’ y est pas encore. La femme vit encore pour les autres et par rapport aux autres en Afrique. A-t-elle conscience de sa propre existence? Oui Bien sûr. A-t-elle conscience de sa propre vie?  Nuance! Quelle est sa place? Quelle est la perception qu’elle a d’elle-même? Consommatrice? Productrice? Victime? Guerrière? « Supporteuse olympique »? ou « no need to fight »?

Je m’abstiendrai de militer pour les droits de la femme, mes consoeurs le font suffisamment bien. Mon problème est ailleurs: la perception qu’a la femme africaine d’elle-même, la place qu’elle s’autorise à avoir. Je nous sens « derrière », « un peu trop last » comme on dit chez nous au Cameroun.Je nous sens en « seconde zone ». Or, plus que jamais l’Afrique a besoin d’aller 100 fois plus vite. Et son peuple avec, ses femmes encore plus!

Alors, soit tu restes dans tes sujets de prédilection (comment être la plus belle, la plus appréciée?comment garder ton mari? comment ressembler à Kim K? comment gérer la maitresse de ton mari?), soit  tu te mets au premier rang avec moi et on fait bouger l’Afrique.

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Yasmine MBUNJA, citoyenne de première zone

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